ID_ARTICLE=2 ID_RUBRIQUE= ID_SECTEUR= LANG=fr LOGO_RUBRIQUE= LOGO_ARTICLE= DATE=2008-02-11 00:19:39, DATE_REDAC=2008-02-11 00:19:39, DATE_MODIF=languecourante=[]

Qui sommes nous / Histoire

Histoire

-  Historique du Comité d’Aide Médicale - 1990 - 2005

De 1990 à  2005, les actions du Comité d’Aide Médicale.

1990-1992 : l’approvisionnement et la formation, répondre à  des besoins humanitaires clairement identifiés et favoriser l’accès à  l’autonomie des populations locales : c’est ce qui motive la création de l’association en 1990.

En Pologne, puis en Ukraine, en Hongrie et en Roumanie, l’association assure l’approvisionnement d’hà´pitaux en médicaments, la formation et le parrainage de professionnels de la santé.

1993 : l’intervention d’urgence - Guerre en ex-Yougoslavie

Pour la première fois le Comité d’Aide Médicale intervient en situation d’urgence, sur une zone de conflit. L’association assure l’acheminement et la distribution de vivres et de médicaments dans les camps de réfugiés et les hà´pitaux.

1994 : le partenariat avec les institutions publiques

C’est l’année de la reconnaissance officielle de l’association par les institutions publiques. D’une part, l’association bénéficie de subventions du Gouvernement franà§ais par l’intermédiaire du Secrétariat à  l’Action Humanitaire et, d’autre part, la Communauté Européenne (ECHO) signe un contrat de partenariat qui reconnaà®t le Comité d’Aide Médicale comme un partenaire opérationnel pour les interventions d’urgence.

L’association étend ses programmes d’urgence et renforce ses équipes médicales qui interviennent notamment en Albanie lors de l’épidémie de choléra et dans les camps de réfugiés en Croatie. Le Comité d’Aide Médicale ouvre ses premières missions permanentes en Croatie, en Ukraine et Albanie.

1995-1997 : l’accès aux soins et la réhabilitation

L’existence des orphelinats mouroirs des anciens pays communistes relève d’un véritable défi pour les acteurs humanitaires qui font face à  des problématiques nouvelles. A l’orphelinat de Vilshany en Ukraine, le Comité d’Aide Médicale commence ses interventions : 5 ans d’actions pour faire de l’orphelinat un lieu de vie. L’association multiplie les programmes d’accès aux soins avec des équipes spécialisées pour la réhabilitation et la construction de structures médicales et sociales, et s’engage dans l’action de sensibilisation et de prévention sur le terrain.

Le Comité d’Aide Médicale intervient pour la première fois en Afrique, en République du Congo pour un programme médical.

1998 : des programmes globaux pour l’amélioration des systèmes de santé

Le Comité d’Aide médicale ouvre une mission France : le service "Ecoute et Paroles". Inondations en Ukraine : le Comité d’Aide Médicale organise les secours d’urgence et alerte les médias franà§ais. Nos équipes prennent également en charge l’assistance sanitaire des sinistrés en approvisionnant les établissements de santé en eau potable.

L’association s’engage de plus en plus dans des programmes humanitaires globaux ayant pour but de travailler auprès des autorités locales pour améliorer durablement les systèmes de santé.

1999 : la santé de l’urgence au développement

Crise du Kosovo : l’équipe du Comité d’Aide Médicale présente en Albanie soutient l’accueil de 28000 réfugiés kosovars. Outre les volets médicaux et de distribution, l’association s’occupe de la prise en charge psychiatrique et psychologique des réfugiés. L’association multiplie son budget par 3 et renforce ses équipes opérationnelles : les missions sont gérées par 200 personnes expatriées et locales.

2000-2002

L’association connaà®t une croissance importante du nombre de ses opérations. Le Comité d’Aide Médicale signe trois accords cadre de partenariat avec le Haut Commissariat aux Réfugiés, l’Organisation Internationale pour les Migrations et le Conseil Général de l’Essonne (pour l’aide humanitaire d’urgence).

Suite à  son action en faveur des réfugiés Kosovars en Albanie, l’association intervient ensuite au Kosovo o๠elle construit un centre pour la prise en charge psychosociale des populations vulnérables. L’association poursuit ses projets en Ukraine avec la réhabilitation et l’équipement d’hà´pitaux spécialisés en néonatologie et en pédiatrie. En 2002, les projets sont réduits et réorientés autour de 3 axes prioritaires : la santé mentale, le handicap et la lutte contre la tuberculose.

Un programme de réhabilitation hospitalière a eu lieu en Moldavie sur la période 2000/2001. En Afrique, l’association met en oeuvre plusieurs projets d’urgence, de post-urgence et de développement en République du Congo, en République Démocratique du Congo, en Cà´te d’ivoire et en Angola. En 2001/2002, l’association réalise un projet pour la prise en charge du psychotraumatisme des adolescents dans le camp de réfugiés de Khan Yunes, dans la bande de Gaza en territoires palestiniens. Ce programme sera suspendu faute de crédits au bout d’un an.

La ’mission France’ est créée en 2002 pour venir en aide aux exclus. Deux projets sont réalisés en partenariat avec la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales de Seine Saint Denis.

2003

Le Comité d’Aide Médicale est présent en Irak depuis juin 2003, autour de Mossoul : approvisionnement en médicaments, réhabilitation de centres de santé, formation du personnel médical.

En Angola, dans la province de Luanda Norte, une des provinces les moins accessibles à  l’aide internationale, des activités médicales d’urgence ont été mises en place.

L’Equipe Mobile d’Urgence de Glob’Actions a été mobilisée pour venir en aide aux populations victimes du tremblement de terre du Nord de l’Algérie. Le Comité d’Aide Médicale a travaillé sur la prise en charge du psycho traumatisme et l’approvisionnement en matériel médical destiné à  la prise en charge des mères et des enfants.

En France, en partenariat avec l’association Safe, le Comité d’Aide Médicale a mené une étude sur la toxicomanie dans la ville d’Epinay sur Seine pour dresser un état des lieux sur la prise en charge sanitaire des usagers et de connaà®tre la position des différents organismes en charge de la réduction des risques.

2004

Suite au tremblement de terre de décembre 2003 dans la région de Bam, en Iran, le Comité d’Aide Médicale est intervenu dans l’urgence : évacuation des blessés, distribution de tentes et matériel logistique, puis il s’est engagé dans le moyen terme au niveau des soins de santé primaire, de la santé mentale et de l’assainissement.

En Irak, la sécurité dans Mossoul et ses environs s’est dégradée à  la fin de l’été 2004. L’équipe de coordination du Comité d’Aide Médicale a délocalisé sa base d’opération sur le territoire kurde irakien, d’o๠elle dirige les activités qui se poursuivent dans le gouvernorat de Ninive.

Le Comité d’Aide Médicale est aussi intervenu suite au tremblement de terre qui a frappé la région d’Al Hoceima au Maroc fin février 2004 par la mise en place de programmes de prévention des situations de catastrophe toute l’année durant.

Au Soudan, une évaluation a été menée pour préparer le lancement d’un programme dans le Darfour ouest. Toute une région au nord-est d’Al Geinina apparaissait comme n’ayant pas de couverture en soins de santé primaires et en eau et assainissement.

Après la Cà´té d’Ivoire, le Comité d’Aide Médicale lance un programme de fabrication d’incinérateurs au Mali pour l’élimination des déchets médicaux.

Le Programme de soins de santé primaires et hospitaliers en Angola s’étend à  la région d’Uige : réhabilitation de centres de santé, distribution de médicaments et de matériel médical, consultations médicales, formation du personnel médical, prévention MST/SIDA et paludisme.

En République du Congo, le programme de soutien aux services de santé est en cours, la perspective est alors de mener des actions sur le long terme afin de répondre aux besoins qui se manifestent dans le pays. Pour cela, le Comité d’Aide Médicale travaille en étroite collaboration avec les systèmes de santé locaux existants.

Au Népal, face aux besoins humanitaires urgents dans le secteur de la santé du district du Surkhet (Midwest), le Comité d’Aide Médicale a mis en place une clinique mobile qui accueille la population, forme le personnel de santé local et approvisionne les dispensaires locaux en médicaments et petit matériel médical.

En France, dans le département de la Seine Saint Denis, dans le cadre de notre projet prévention du saturnisme, 341 préventions orales ont été réalisées auprès de 198 familles.

En partenariat avec la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales de Seine Saint Denis, le Comité d’Aide Médicale a mis en place un hébergement d’urgence pour des sans abri à  Saint Denis. La structure peut recevoir 24 pensionnaires en période hivernale de grand froid.

Au deuxième semestre 2004, une nouvelle équipe de direction se met en place à  la suite de Jacques Duplessy, un des fondateurs du Comité d’Aide Médicale qui a décidé d’orienter sa carrière personnelle vers d’autres horizons.

2005

Le Comité d’Aide Médicale se structure vers le professionnalisme en étoffant son CA, en définissant de nouveaux modes opératoires et en faisant appel à  des collaborateurs aux compétences plus affirmés. De plus le siège quitte Epinay Sur Seine pour rejoindre des nouveaux locaux plus accessibles à  Montreuil sous bois.

Les trois secteurs d’interventions du Comité d’Aide Médicale sont les soins de santé primaire avec une forte inscription en santé reproductrice (mére-enfant), l’eau et l’assainissement et le psychosocial. Pour éviter de tomber dans le piège de l’assistanat, il est important pour le Comité d’Aide Médicale d’assurer le lien entre l’urgence et la post urgence puis vers le développement.

Suite aux besoins liés au Tsunami, le Comité d’Aide Médicale est intervenu en urgence au Sri Lanka et en Indonésie.

Au Sri Lanka, des programmes de soins santé primaire, d’eau et assainissement et psychosocial se sont développés dans le sud-est du pays dans la région d’Ampara (Thirukkovil).

En Indonésie, des programmes de soins santé primaire et d’eau et assainissement se sont mis en place dans l’est et l’ouest de la province d’Aceh au nord de l’à®le de Sumatra.

En Angola, le programme de santé primaire et hospitalière dans les municipalités de Quitexe et Uige a soutenu dix centres de santé. L’exécution de ce programme a été très perturbée pendant quelques mois (notamment entre mars et juillet) par l’épidémie du virus de Marburg puisqu’il a fallu réorienter tous les moyens logistiques et humains vers la lutte contre la fièvre hémorragique. Le Comité d’Aide Médicale a rejoint dès sa création la commission de lutte contre l’épidémie de Marburg mise en place par le Ministère de la Santé en collaboration avec l’OMS, prenant part à  tous les travaux de veille épidémiologique, de mobilisation, prévention et désinfection au sein des communautés.

Au Mali, le Comité d’Aide Médicale a mis au point sur Bamako à  la fin 2004, un nouveau prototype d’incinérateur de déchets médicaux qui a depuis été agréé par la Direction Nationale de la Santé. Après une phase de tests sur Bamako (janvier- février 2005) qui a permis de valider le prototype, un programme pilote d’amélioration générale de l’hygiène dans les centres de santé a pu démarrer. Ce programme mis en place dans les deux Cercles de Sikasso et Kadiolo (Région de Sikasso), passe par le renforcement des capacités locales en matière de gestion des déchets biomédicaux.

En République du Congo, les activités en 2005 s’inscrivent dans le cadre du "Programme pour l’accès aux soins de santé primaire dans les districts de santé de Goma Tsé Tsé et de Mayama - Kindamba" dans la région du Pool, qui soutient dix centres de santé et deux maternités.

Au Soudan, dans la crise du Darfour, toute la population, résidante ou déplacée est affectée par le conflit. Le Comité d’Aide Médicale a réalisé un programme d’urgence visant à  la mise en place de services de soins de santé primaire et la promotion de l’accès à  l’eau potable, afin de diminuer la mortalité et la morbidité des populations déplacées et de leurs hà´tes dans différents villages au nord et à  l’ouest d’Al Geneina.

Au Népal, le Comité d’Aide Médicale a mis en place un programme de soins de santé primaire et secondaire à  travers 3 camps « cliniques mobiles » dans le district de Surkhet. Entre 200 et 450 consultations par jour ont été réalisées. Ce programme a permis l’amélioration de l’accès des bénéficiaires aux soins de santé primaire et secondaire, l’éducation à  la santé, la formation professionnelle, la restauration de la chaà®ne du froid, la réhabilitation et l’équipement de quatre structures de santé. Les médicaments et le matériel médical de base ont été fournis en quantité suffisante à  treize structures de santé dont les personnels ont reà§u une formation sur le camp « clinique mobile ».

En Irak, le Comité d’Aide Médicale a apporté son soutien aux structures de santé de la province de Ninive dans le nord. Il s’agissait de distribuer des médicaments aux centres de santé pour pallier à  un approvisionnement discontinu causé par le conflit en cours, de réhabiliter et d’équiper des hà´pitaux, centres de santé et laboratoires, de construire des incinérateurs pour le traitement des déchets hospitaliers et de dispenser des sessions de formation. De plus, le Comité d’Aide Médical a mené un projet d’amélioration de l’état de santé des personnes réfugiées de 7 camps situés dans la province de Dohuk (districts de Sumail et de Qasrouk). Les réfugiés viennent essentiellement de Turquie et de Syrie.

En Ukraine, Le Comité d’Aide Médicale a mis en oeuvre un programme de prévention contre la tuberculose (TB) et le sida en Transcarpatie. Ce projet est opéré en partenariat avec une organisation sœur locale, le Comité d’Aide Médicale en Transcarpathie ( CAMZ), association ukrainienne, recevant l’appui technique (programme, administratif et financier) du Comité d’Aide Médicale. Il a débuté en décembre 2003 et se terminera fin janvier 2006. De plus, le Comité d’Aide Médicale et le CAMZ interviennent dans deux structures spécialisée : le département pédiatrique de l’hà´pital psychiatrique de Tchikoch-Beregovo (proche d’Uzhgorod, la capitale de la Transcarpathie) et l’orphelinat de Vilshany, en zone montagneuse reculée. Le Comité d’Aide Médicale a reà§ut le premier prix du Haut Conseil de la Coopération Internationale du gouvernement franà§ais pour son action dans l’orphelinat de Vilchany en Ukraine.

En France, en 2002, la mission saturnisme est mise en place. En 2005, la mission sociale d’accompagnement des occupants, dans le cadre du projet insalubrité et mesure d’urgence de lutte contre le saturnisme. Le Comité d’Aide Médicale s’est vu attribué 24 villes sur 40 que compose le département de la Seine Saint Denis . Toutefois, des demandes d’interventions sur 6 autres villes hors répartition géographique ont été effectuées. 41 nouveaux dossiers sont arrivés. 332 préventions orales ont été effectuées et 274 enfants de 6 mois à  6 ans (population ciblée) sensibilisés. 170 plombémies ont pu être demandées, effectuées, récupérées et transmises à  la DDASS. et 17 cas de saturnisme identifiés.

L’hébergement de crise d’une capacité de 80 places n’a pas été déclenché en 2005.

L’hébergement grand froid a été déclenché à  deux reprises. Le premier hébergement s’est déclenché au niveau 3 de fin février jusqu’a mi mars 2005. Cette structure se situait à  Saint Denis dans un foyer Sonacotra et n’accueillait que les personnes seules pour la nuit. Un petit déjeuner et un dà®ner étaient proposés. 30 lits étaient à  disposition. Notre second hébergement en 2005 s’est déclenché au niveau 2 fin décembre jusqu’à  début janvier 2006. Cette structure se situait à  Bobigny, elle a été prêtée par le Conseil Général de Seine Saint Denis et accueillait les mères avec enfants et était ouverte 24h/24h. Un petit déjeuner et dà®ner étaient proposés. 38 lits étaient à  disposition.

A la suite d’une évaluation en eau et assainissement et médicale demandée par la DDASS de Seine Saint Denis auprès des populations Rroms, nous avons été mandatés pour réaliser un suivi médical de ces populations.

En 2005, sur l’ensemble de nos projets en France et à  l’étranger nous avons eu 311 700 bénéficiaires directs et 1 740 000 bénéficiaires indirects.