Le Comité d’Aide Médicale (CAM) collabore depuis 2004 avec la DDASS de Seine-Saint-Denis afin de répondre à une urgence sociale liée au plan hivernal déclenché entre novembre et mars. Le CAM assure la gestion de centres d’hébergement d’urgence en accueillant des familles sans abri avec enfants, et dont la majeure partie a de 0 à 6 ans.
Cette année, en plus de l’hébergement d’urgence installé au stade de La Motte à Bobigny, les températures hivernales extrêmes auxquelles la France a été confrontée ont conduit le CAM à élargir sa couverture d’intervention en ouvrant un centre d’hébergement de crise à destination des adultes isolés en très grande précarité.
Après avoir prêté des lits à la Croix Rouge Française pour son centre situé à Rosny-sous-Bois fin 2008, le CAM a pris le relais et gère la supervision d’un centre d’hébergement de crise. Du fait de l’absence de locaux entièrement dédiés à cette activité, le lieu d’hébergement varie en fonction des équipements publics mis à disposition par les municipalités de Seine-Saint-Denis. Le CAM a accueilli une quinzaine de personnes en moyenne chaque soir du 3 au 9 janvier 2009 au gymnase des Pavillons-sous-Bois puis s’est installé pour un mois aux tribunes du stade de Tremblay en France du 9 janvier au 6 février 2009.
Depuis, la DDASS et le CAM poursuivent leurs visites afin d’identifier une nouvelle commune qui puisse mettre à disposition un équipement adapté à ce type d’activités.
Le CAM propose à ces personnes totalement démunies un accueil de nuit de 18h00 à 9h00, un refuge où prendre un repas chaud, un petit déjeuner, dormir et se laver.
Nous mobilisons un coordinateur de site ainsi qu’un travailleur social qui collaborent avec les personnes et avec le 115 pour tenter de trouver des solutions plus pérennes d’hébergement et de faciliter leurs démarches administratives.
Les personnes hébergées sont en large majorité des hommes isolés même si l’on rencontre de plus en plus de jeunes femmes extrêmement vulnérables ; et dont la moyenne d’âge est de 35 ans. A des situations déjà extrêmement difficiles s’ajoutent des pathologies et addictions pouvant renforcer leur vulnérabilité mais aussi la complexité de l’organisation du centre et la sécurité.
Le CAM tente de proposer un hébergement de qualité et collabore avec les services municipaux, avec les structures associatives locales et les partenaires de ce mécanisme (DDASS, 115, assistantes sociales).